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07 Jan
Plus ça change et plus c'est pareil !

 

Reliser mon blogue du 16 septembre 2014 et vous pourrez constater que plus ça change et plus c'est pareil...

 

 

Michel Therrien vient-il de jouer sa job?

 

Comme expert international dans le domaine de la gestion et de la supervision des personnes dans tous les types de milieux de travail, je ne peux laisser sous silence mon opinion sur la dernière décision de Michel Therrien prise lors du tournoi de golf de l’équipe le 15 septembre dernier. L’endroit et le moment choisis (une activité sociale d’équipe) pour annoncer sa décision démontrent très bien le peu d’importance qu’il lui accorde.

 

Par sa décision, de nommer quatre adjoints au lieu d’un capitaine et de deux adjoints en plus de minimiser l’importance de cette décision, Michel Therrien vient-il de mettre un X sur sa carrière d’entraîneur-chef chez le Canadien? Ma boule de cristal me dit que oui. En octobre 2015, Michel Therrien sera congédié comme entraîneur-chef du Canadien étant donné les piètres résultats de l’équipe pour la saison 2014-2015 (l’équipe ne fera pas les séries!) et le début de la saison 2015- 2016. Ce congédiement sera fondé sur le fait de la formation au fil des mois de quatre petites cliques de joueurs qui auront amené la perte de contrôle et d’autorité nécessaire à l’entraîneur-chef pour l’obtention d’excellents résultats escomptés, en plus d’étouffer l’impact du vrai leader de l’équipe.

 

C’est simple, la décision de Michel Therrien va à l’encontre des principes de base et essentiels en gestion et en supervision des personnes : il faut un vrai leader, dans un groupe d’environ vingt personnes, représentant ce groupe et quelques adjoints pour mobiliser et créer une synergie de l’ensemble du groupe face aux décisions constantes et parfois difficiles de l’entraîneur-chef. N’oublions pas qu’un entraîneur-chef est également considéré comme un gestionnaire d’une organisation. C’est le même principe dans tous les milieux de travail. Gérer, superviser ou coacher du personnel dans une usine, un bureau, un entrepôt, incluant un club de hockey ou un club de football, par exemple, ce sont les mêmes principes en gestion et en supervision des personnes qui s’appliquent, peu importe les types de générations, les niveaux de rémunération, la scolarité et j’en passe.

 

En prenant cette importante décision, Michel Therrien crée l’effet contraire escompté, c’est-à-dire qu’il va créer de la démobilisation dans son équipe, en faisant en sorte de laisser le choix aux joueurs de «magasiner» le sous-leader qu’il veut avoir selon son petit problème du moment. Les joueurs auront un vaste choix : quatre sous-leaders dans un groupe de 18 joueurs! En quelques mois, les cliques seront formées et, par la suite, ce sera le début de la fin par l’implantation de la graine de zizanie et de la discorde dans son équipe, les ingrédients à éviter pour obtenir d'excellents résultats dans une ligue très compétitive.

D’une façon ou d’une autre, ce n’est pas à l’entraîneur-chef de nommer le «leader capitaine», c’est à l’ensemble des joueurs par vote secret. Ce n’est pas un rôle d’autorité hiérarchique que celui de «leader capitaine», mais plutôt un rôle d’influence et de mobilisation du groupe pour faire adhérer ce groupe aux valeurs et aux attentes de l’entraineur-chef.

 

Je ne comprends pas qu’une organisation sérieuse et bien structurée comme celle du Canadien de Montréal, dirigée par M. Molson, n’ait pas pris conscience de l’importance de former son entraîneur-chef à ces principes de base en gestion et en supervision du personnel? Pour atteindre de très haut niveau de standards de performance et d’efficacité, une organisation se doit de passer par ce processus.

 

De nos jours, les entraîneurs-chefs au hockey ne doivent plus seulement posséder des compétences leur domaine, mais surtout posséder des compétences approfondies en savoir-être, c’est-à-dire, en gestion et en supervision des joueurs qui sont et seront de plus en plus difficiles à diriger. Le succès d’une équipe professionnelle de sport ne s’obtient pas seulement par le talent des joueurs, mais par l’addition du talent et de la mobilisation-synergie du groupe.

 

Michel Therrien fait fausse route en voulant diriger son équipe par consensus dans les grandes décisions d’orientation. Cela donne des résultats qu’à court terme, sur quelques semaines seulement. Sauf qu’après quelques mois, cela le rattrapera. En décembre et en janvier prochain, ça sera le début de la fin de sa carrière comme entraîneur-chef chez le Canadien. L’être humain est ce qu’il est. Il a besoin d’être dirigé, de la bonne manière selon son profil particulier. Gérer et superviser par consensus concernant des décisions importantes, comme par exemple, le choix d’un capitaine, démontre le manque de courage managérial du dirigeant. Un bon entraîneur-chef doit parfois, dans certains cas, gérer et superviser par consensus, mais surtout pas lors de grandes décisions comme le choix du capitaine-leader de l’équipe.

 

Nous suivrons tous, avec grande attention, la saison du Canadien de Montréal!

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